Quatre-vingts sans-papiers entameront demain une marche d’un mois depuis Paris jusqu’à Nice, afin que leurs demandes de régularisation soient entendues par les chefs d’État français et africains, réunis en sommet fin mai.
Moussa Bathily croit au destin. Le sien, il en est persuadé, est d’obtenir sa régularisation. La question est de savoir quand, parce que, depuis neuf ans qu’il est en France, Moussa commence à trouver le temps long.
Manifestation de sans-papiers le 1er mai à Paris / Photo wolf bonpiedbonoeil (FlickR CC)
Menacé de mort par les talibans, ce journaliste a dû quitter le Pakistan
Malgré une force de caractère impressionnante, ce journaliste pakistanais a dû plier sous les menaces des talibans et fuir son pays. En France depuis huit mois, il tente de se refaire une vie, loin de ses trois enfants.
« J’avais une très belle vie et à cause d’idéaux j’ai tout perdu ». Fazal-ur Rehman Afridi en est conscient, mais il ne s’apitoie pas. Continuer la lecture →
Après les femmes, les enfants, les handicapés, les immigrés ont eux aussi leur journée. Sauf que c’est une journée sans eux. 24 heures sans travailler et sans consommer pour montrer l’impact de l’immigration sur l’économie. En Grèce, en Italie, en Espagne et dans treize villes de France, immigrés, associatifs et sympathisants de ce combat se sont réunis entre midi et deux. A Paris, ils étaient devant l’Hôtel de ville.
Un membre du collectif, jeudi 25 février / Photo EM
Inspiré de la journée sans immigrés de 2006 aux États-Unis et en réaction aux propos de Brice Hortefeux sur les « Auvergnats », un collectif citoyen a décidé d’importer le concept en France. Mais la réussite de cette mobilisation ne paraît pas garantie.
Après plus d’un mois passé au Maroc, Mohamed Abourar a finalement pu rentrer en France. Il va de nouveau déposer une demande de régularisation et espère finir sa vie ici.
Mohamed, en compagnie de sa petite amie Sophie et de son père, Houssine
C’est le sourire vissé aux lèvres que Mohamed a fait son entrée dans le hall de l’aéroport de Roissy, samedi. Une quarantaine d’amis, professeurs, militants du Réseau éducation sans frontières (RESF) et politiques avaient fait le déplacement, équipés de banderoles et haut-parleur, pour l’accueillir. Continuer la lecture →
La mobilisation se poursuit pour faire revenir Mohamed Abourar en France. Hier, une délégation a été reçue au ministère de l’Immigration afin de plaider sa cause. Résultat encourageant : son dossier, pourtant archivé, va être étudié de nouveau.
Ce jeune Marocain sans-papiers a été « reconduit à la frontière » sans avoir pu aller au bout de sa scolarité. Son comité de soutien dénonce une mesure injuste et demande à ce qu’on le laisse finir ses études en France.
« On n’expulse pas les élèves, Mohamed est une exception ». Richard Moyon, porte-parole de Réseau éducation sans frontières (RESF) ne comprend pas. Continuer la lecture →
Le 17 décembre dernier, la préfecture de Melun a été le théâtre d’un de ces fameux débats, où chacun voit l’identité française à sa porte. Avec dans le rôle de M. Loyal, le préfet Michel Guillot. Avec la voix du savoir, caution républicaine, « l’historienne », dont le nom n’a pas une fois été cité par le préfet. Près de trois heures où être français s’est surtout défini par opposition à être musulman.
Qu’est-ce qu’être français ? Il faut croire que la question ne se pose pas, puisque, à part des clichés de comptoir du genre « les Français sont râleurs », presque tout le débat portait sur l’immigration. Continuer la lecture →
Migrant d’origine serbe, le photographe Arsa présente son exposition « Flashs d’exils » au bar « Lou Pascalou », dans le quartier de Ménilmontant à Paris. Il a photographié près de deux cents réfugiés politiques de toutes nationalités, hébergés par la Cimade au foyer de Massy. Il nous livre ici un échantillon d’une quinzaine de photographies. Point commun de tous ces clichés : le regard expressif des migrants, un regard qui en dit long sur leur histoire.
Deux films présentés lors du Festival des 4 écrans, CRIPS: Strapped’n Strong et Coach, abordent la question de l’immigration aux Pays-Bas. L’occasion de revenir sur les problèmes d’intégration de ces jeunes Néerlandais d’origine étrangère qui restent bien souvent définis par la culture de leurs parents et leur couleur de peau.
Les Néerlandais ne s'estiment pas racistes / Photo FlickR CC
« Wherever you go, niggers are niggers ». « Où que tu ailles, un noir est un noir ».