Menacé de mort par les talibans, ce journaliste a dû quitter le Pakistan
Malgré une force de caractère impressionnante, ce journaliste pakistanais a dû plier sous les menaces des talibans et fuir son pays. En France depuis huit mois, il tente de se refaire une vie, loin de ses trois enfants.
« J’avais une très belle vie et à cause d’idéaux j’ai tout perdu ». Fazal-ur Rehman Afridi en est conscient, mais il ne s’apitoie pas. Poursuivre la lecture
Après les femmes, les enfants, les handicapés, les immigrés ont eux aussi leur journée. Sauf que c’est une journée sans eux. 24 heures sans travailler et sans consommer pour montrer l’impact de l’immigration sur l’économie. En Grèce, en Italie, en Espagne et dans treize villes de France, immigrés, associatifs et sympathisants de ce combat se sont réunis entre midi et deux. A Paris, ils étaient devant l’Hôtel de ville.
Un membre du collectif, jeudi 25 février / Photo EM
Inspiré de la journée sans immigrés de 2006 aux États-Unis et en réaction aux propos de Brice Hortefeux sur les « Auvergnats », un collectif citoyen a décidé d’importer le concept en France. Mais la réussite de cette mobilisation ne paraît pas garantie.
Après plus d’un mois passé au Maroc, Mohamed Abourar a finalement pu rentrer en France. Il va de nouveau déposer une demande de régularisation et espère finir sa vie ici.
Mohamed, en compagnie de sa petite amie Sophie et de son père, Houssine
C’est le sourire vissé aux lèvres que Mohamed a fait son entrée dans le hall de l’aéroport de Roissy, samedi. Une quarantaine d’amis, professeurs, militants du Réseau éducation sans frontières (RESF) et politiques avaient fait le déplacement, équipés de banderoles et haut-parleur, pour l’accueillir. Poursuivre la lecture
La mobilisation se poursuit pour faire revenir Mohamed Abourar en France. Hier, une délégation a été reçue au ministère de l’Immigration afin de plaider sa cause. Résultat encourageant : son dossier, pourtant archivé, va être étudié de nouveau.
A 24 ans, Stéphane paraît bien dans sa peau. Cette apparente aisance, il l’a acquise petit à petit. Pas évident de se construire une identité lorsqu’on est « bi », donc incompatible avec les cases « homo » ou « hétéro ». Pour beaucoup, les bis n’existent pas. Stéphane nous prouve le contraire
Assis nonchalamment à une table de bistrot, Stéphane sirote un thé. Pull noir, cheveux courts, pas efféminé pour un sou, le jeune homme, étudiant à l’ESSEC, dézingue les clichés.
Ce jeune Marocain sans-papiers a été « reconduit à la frontière » sans avoir pu aller au bout de sa scolarité. Son comité de soutien dénonce une mesure injuste et demande à ce qu’on le laisse finir ses études en France.
« On n’expulse pas les élèves, Mohamed est une exception ». Richard Moyon, porte-parole de Réseau éducation sans frontières (RESF) ne comprend pas. Poursuivre la lecture
La nuit, des associations comme le Samu Social, les Restos du Coeur ou la Protection Civile quadrillent Paris. Leur but, convaincre les sans-abris d’aller dormir au chaud dans des centres d’hébergement. Pas facile au vu la mauvaise réputation de ces centres. Le manque d’intimité ou les vols font que la plupart des SDF choisissent le froid. J’ai suivi Susanna, Julie et Frédéric, bénévoles à la Protection civile, en maraude dans le XIe arrondissement de Paris.
Des responsables des collectifs de défense des mal logés ont réclamé la réquisition de logements vacants mardi 22 décembre face à l’Élysée.
Avec entre les mains une liste de 20 immeubles vides à Paris, ils ont voulu interpeler le chef de l’État, pour faire appliquer la loi de réquisition. En vain, le DAL, Jeudi-Noir et le Collectif pour l’Avenir des Foyers sont restés de l’autre côté du cordon policier.
Le 17 décembre dernier, la préfecture de Melun a été le théâtre d’un de ces fameux débats, où chacun voit l’identité française à sa porte. Avec dans le rôle de M. Loyal, le préfet Michel Guillot. Avec la voix du savoir, caution républicaine, « l’historienne », dont le nom n’a pas une fois été cité par le préfet. Près de trois heures où être français s’est surtout défini par opposition à être musulman.
Qu’est-ce qu’être français ? Il faut croire que la question ne se pose pas, puisque, à part des clichés de comptoir du genre « les Français sont râleurs », presque tout le débat portait sur l’immigration. Poursuivre la lecture